Steve McCurry, l'auteur de «L'afghane aux yeux verts».
 

Steve est né en 1950 à Philadelphie.
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Il vit maintenant à New York et il est membre depuis 1986 l’Agence Magnum.

«Au bout d'un an et trois mois, raconte le photo-reporter, je suis allé en Afghanistan, sans passeport, en me déguisant en Pachtoun. En dehors de Raymond Depardon, peu de photographes y étaient allés au moment de l'invasion soviétique.» 



48Il part au Pakistan où, déguisé en autochtone, il passe clandestinement sur le territoire afghan sur le point d'être envahi par les Russes.

Là, il mitraille, rouleaux de pellicules dissimulés dans ses poches cousues.

D'un rendu chromatique inégalable, il palpe la réalité mieux que personne.


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Cette jeune Afghane de 13 ans qui regarde le monde, droit dans les yeux, depuis 25 ans.

Sharbat Gula, avec sa beauté de jeune biche farouche.

Il se passe quelque chose de particulier dans cette image prise au vol, résumé graphique de l'enfance en suspens entre joie de vivre et malheur.

Les tirages de Sharbat Gula, Afghan Girl (1984) sont presque tous épuisés.

Le très grand format de 102 × 152 cm, exemplaire no 2 sur un petit tirage de 8, vaut aujourd'hui plus de 70.000 euros !

En 2002, Steve Mc Curry retrouve la jeune Afghane, burqa relevée sur un regard éteint de bête traquée, portrait représentatif de la carrière de ce photographe accrochant les regards sur papier glacé.

8«Au début, tout est image. Il faut du temps pour comprendre vraiment ce que l'on voit et réaliser ce que l'on peut faire. C'est la recherche de l'instant décisif»

 Ce démocrate engagé, proche du grand photographe Eugène Richards, salué à Perpignan en 2009 pour son travail sur les soldats blessés en Irak, a peu photographié l'Amérique.


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« Hormis New York et son architecture grise, l'Amérique des centres commerciaux, de l'uniformisation du way of life, des chaînes de McDonald's, des blockbusters, des voitures et du sport obligatoire, ne me charme pas. Je préfère partir.»


Dès que ce photographe évoque ses voyages, son œil déjà pétillant de malice s'anime comme si les années n'avaient fait que le conforter dans sa quête en images.

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« De manière inconsciente, je crois que je guette un regard, une expression, des traits ou une nostalgie capable de résumer ou plus exactement de révéler une vie. Un visage qui reflète les conditions, la beauté ou/et le malheur d'un pays. Dans cette perspective, je peux rester des heures et des heures à observer les gens. Pour moi, ça reste toujours aussi passionnant. »

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Un des évènements marquants dans la vie de McCurry est les incidents du 11 septembre 2001.

A peine revenue du Tibet il était assis dans son bureau à ouvrir son courrier quand quelqu’un l’a appelé pour lui dire de regarder à la fenêtre.

USAIl s’est  dirigé sur les lieux pour prendre des clichés.
Le résultat est saisissant.
L’on peut sentir l’impuissance face à la situation dans la photo .








Bibliographie: 11


• The Imperial Way, Houghton-Mifflin Company (1985)
• Monsoon, Thames and Hudson (1995)
• Portraits, Phaidon Press (1999)
• Sud sud-ouest, Phaidon Press (2000)
26• Sanctuaire: Les temples d’Angkor, Phaidon Press (2002)
• Les chemins de Bouddha : Pèlerinage tibétain, Phaidon Press (2003)
• Steve McCurry par Anhtony Bannon, Collection 55,
Phaidon Press (2005)
• Looking east, portraits par Steve McCurry, Phaidon Press (2006)
• A l'ombre des montagnes, Phaidon Press (2007)
• Instants suspendus, Phaidon Press (2009)


Visiter son site officiel  www.stevemccurry.com