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Le 6 novembre 1995, The New Yorker publiait,un travail de Richard Avedon.

Il s’agit d’un « conte » pour lequel il donne rendez-vous à Mr. & Mrs Comfort qu’il installe dans un monde d’absolue désolation.

Mrs Comfort est Nadja Auermann.

Quant à Mr. Comfort, c’est un squelette.


Ils nous content une histoire, inventée par Avedon avec la complicité de Doon Arbus, qui prend forme de testament.

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Il s’agit simplement, de façon brillante et radicale, des adieux au monde de la mode.

Il avait décidé de dénoncer une société de consommation qui l’exaspérait.

Nous sommes tous mortels et nous sommes des squelettes en devenir.

La série paraît, en novembre 1995, dans l'hebdomadaire américain The New Yorker.


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"Avedon m'avait envoyé les numéros avant qu'ils ne sortent... J'ai pris ça dans la gueule"

, se souvient Christian Caujolle, fondateur de l'agence VU.

"C'est un travail majeur, un véritable récit en images réalisé avec un gros budget, un peu comme un film de cinéma.

C'est aussi un message d'adieu.

Un adieu à la mode, sans agressivité ni complaisance."



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Ainsi prend fin la longue histoire d'amour de Richard Avedon et de la mode.

Jusqu'à sa mort en 2004, place à la radicalité :

« Des photos floues sur l'hôpital psychiatrique où est morte sa sœur - le drame de sa vie - ou encore ses dernières photos pour Égoïste un an après la chute du mur de Berlin. »





* Titre original du portfolio paru dans The New Yorker,
le 6 novembre 1995 : « In Memory of the late Mr. and Mrs Comfort.

A fable by Richard Avedon. »